Frédéric Riera
D’Hoiries et de Lais
[…]
À ma prime à ton teint de bois se meurt
Bonne écorce de Badaire sûr mouche du Priest
Toute Sybille forlignant sur l'apays dyslexique
Que bonne odeur de collage christ on the kiss
Par le contraste nacre au blanc où flotte la prunelle
Elle enfile le lilas au dos du bel Orlande
And she that on a feign'd bull swam to land
N'a d'yeux que pour un coeur qui n'a plus luit
Tant d'or pleut au précipice du pis d'Anne
Aux longs cheveux épars d'ange qui n'a pas chu
Je vois sa très rose fente offerte à qui sait boire
Le musc anacréontique aux lèvres fortes de maujoin
Je vois le goût de fer au bout du doigt blanchi
Quant à la voir j'en verrais moins que je n'en dis
[…]
Tu m'as donné de Basho la triple l'entière l'once
Le kigo de saison pour ma crinière bifide
Rouge ivre de beaucoup de cochenille extra
Vivre était la jeunesse le suaire de ces jours
Nihil Pandora a nihilo potest creari
Pourtant j'ai plus de mal que si j'avais mille ans
Persiste l'espoir où le lent va là tout étrange
Où la statue de sel de ton rire mortuaire
N'ira plus au masque tien de ton sourire mineur
Alors je te touche où tu me défends de honte
Et seul je visite le Sémonide de nos soirs
Cathédrale vaine où tous tes automates s'actionnent
Telle Madeleine se dévide d'un maze blue de temps
Et tout au doute de Grévin
[…]
Je l'ai prise dans mes bras qui n’avaient plus de poids
Il y a sur les feuilles tout son sang de moins vert
Je l'ai prise en parole de qui celle tout espère
Tout son sang de moins vert disparut dans le sol
Il y pèse sur les feuilles le poids mon désir
De pudeur où dans l'ambre sa langue délie
Il y eut la mésange de sa peur sous les feuilles
Fors sa langue se délie où naquit nue la mienne
Toute légère à qui se sait la résine du pin
Où bourelle l'âme d'écorce à ton nom circoncis
J'amasse un temps d'amour contre un mortier de jade
Je parle que demain sourd du cassis à l'acmé
De ton cul de lion où un scorpion a denté
Et tout en rose à l'aronde honni la mort née
[…]
Quand tu ris je pleure tout d’un âge de fer
Le plus beau du bal creux où pète la dentelle
Comme un huis sur le feu brûle ta prunelle
Le plus beau masque a l'âme d'amour fanée
S'il faut être l'étrange même à qui tu l’es
Sois la nouvelle amie qui se double le sexe
Tel éternel mande amour qu'elle le gagne
We all sleep together in the pool of Sodom
Où Mamalujo sonne anti roy à l'Encolpe
Feu le beau qui n'écarte tes lèvres sur la fosse
Où baille l'anis le beau qui de glace n'affole
Où bave l'anis de prouesse d'abondance stérile
[…]
Passe le temps file lui l'œil neuf philtre de jeunesse
Où le beau deux fois anime les sexes familiers
Comme à Pinta-Pietra Greco souffle al vie
Au bois dormant des coliris de qui danselfe
Sa canne-à-jeune a l'ariel-peau des apparaîtres
Le bonbon soie des freux délices de Saturne
Le goût kaolin des robertises de Balthis
Ce petit sein gravé d'Antown au fond des grottes
Où court un porc sué d'un rêve à Crusoé
Le pied juteux fenté dans la grenad'Aya
J'ai bu le lait de ma mère au spi d'Antigone
Gadji comme un soupire au Boabdil du maure
La balance d'Anubis au pertuis du tétin
Parturient tel d'amour et d'aise à l'immortel
Jusqu'à ce glas de Baal qui bas de mache et dit
Cadaver es es polvo es sombra es nada
[…]
Remente voir Layne quand tu étais bien vieille
Sous les vastes portiques où fond l'Icare de Bruge
Patinir chantait hier sur le bois des voyeurs
Et la liane de ta pisse dans la banlieue d'amour
Toute ressemblante à la mort avec sa beauté de Mexique
Ton chaperon de sanguine et ma grisaille ysengrine
La bonne odeur de rue du saint kyst de tes jambes
Les scories de graisse sous ta peau de bas qui luit
Que n'entends-tu martinet la due langue claquer
Pratiquant sur ta chair ces vastes cicatrices
Méchancetés d'amour que nous n'aurons pas eu
Tu fière t’enrègnes sur mon sans lendemain
Cassant les reins de tes petits chevaux de bois
Comme tu ignores le bel ta hideur de demain
[…]
Entends l'Ode à Lilith aux beautés nie la blonde
Ces matins mythe-séché où l'huile bleue se la Nout
De son Callas-Geb-turnip au peint d'argenté
Paresse une cavalière plus marine que la mienne
Dans la grotte au vagin où un lait de calcaire
Dulcifie mon doigt monté d'amazones
Sa gloire gymnopédique humilie le ballet
Fille de surma fille de mursis fille de l'omo
Julie que noire ne voit-on ta vertu dans la nuit
Plus dense au du plaisir n'a qu'à tes yeux la nuit
Et deux sourires où purge ta rose de goudou
Les liqueurs de néné comme des ballons d'ozone
Le plus beau des bouquets aux doigts du marronnage
Que tu es belle Alice mais memento mori
[…]
Au cuivre matin des terrasses de Le Lorrain
D’un lot de toute feuille fa la piove cire d'arum
Comme une tâche murquoise son loup de madiane
Te souviens-tu Anselme quand dieu était à faire
La Vénus d'Ile pesait son cœur sur les cédrats
À la cidre poitrine de ton vaste gommelier
Elle a dans le silence uni ta peau d'ortie
Sa Tête au beau du lent papier d'Arizona
Où enfle son sein d'un camellage à ton Issoire
Si haute la cruche où sèche l'eau de la mémoire
Le tilleul et l'avoine sergés à tes mèches d'hier
Où mûre et doux gît l'amour qu'elle dulcit fort
Or qui peut vivre en l'autre comme la joie d'un regret
Donne à la tristesse le plaisir du résin
Mystère la Lune d’un Instant la Femme
I
De mémoire d’Homme-Langue, estivale fluide, si elle saigne au rut antiquement défendu
Ce sont de-ci de-là des branchies de poisson rouge, phéromonales, régulièrement inondées de sueuses patiences très acides.
Ne la touche pas… elle est belle, le dicton a vu juste : « la beauté se défend toute seule ».
Pleure la mort le tartare massé, le morceau de nid délabré, ton doigt écorché vif ou boire au verre cassé de ses lèvres ourlées d’indices impurs.
À sa vie qui à chaque lune arrose sa feuille de kalanchoé, ton doigt honore d’une phalange de sang le velours tâché,
Donné, pour que la vie disparaisse dans une chambre obscure, et chaude d’organes creux comme des vessies gonflées d’haleines familières.
Méfiez-vous de ces chaleurs, allons vers la peau qui ment, savoir son jus ordonné, juger sa pisse dans l’effort de la copule, apaise
Tu n’es pas encore dans son sexe, tu ne connais pas, tu ne pèles pas, n’imagines ni ne sent pas plus haut que le cul cet arôme universel.
Tais-toi, laisse chanter la peau, monter la honte, et l’enthousiasme, de quel lieu polluant naquit l’idée
Je déterre une série de mots pour faire passer le sang dans une gloire toute primitive.
Je vois le premier jour, là où la ville explose : « saignez-vous mes frères ? »
Et les garçons, début de poil, de se lacérer leur début de couille, sang mêlé, notre trêve à tous dans la guerre entre les sexes.
[…]
VI
L’histoire dit que Sisyphe aussi eut un utérus, un ovaire, il poussait chaque jour le rocher, certes, mais il saignait entre les cuisses et saignait sur sa pierre au sommet pour en huiler le jeu
Au commencement, Dieu ne voulait pas de la lune et de l’utérus, il avait pensé à la parthénogénèse pour tous, à jamais, il se prit de passion pour le monde intérieur, fit son chef d’œuvre : La Femme qui Saigne.
Sisyphe continue quelque part, c’est l’éternel retour de ce sang qui autorise la pierre à revenir à son point initial, en bas, où l’appréhension est permise
Dieu fit la femme qui saigne, il la fit en plusieurs fois, il ajouta le sang, enleva les couilles dans les lèvres, la première fois l’homme ne saignait pas et le sexe était sans mystère, la femme d’un instant sauve le mystère.
Une femme vint voir Sisyphe à mi-chemin, elle veut connaître la vérité sur le lys qui lui nettoie les jambes chaque nuit, l’accès à l’immortalité comme une peau de poulet cru sur son cœur, elle le remplace, elle pousse alors un bousier de sang, rançon de la gloire.
La Genèse se tait sur ce sang, c’est que les Hommes n’avaient pas encore prêté à Dieu cette rage créatrice du XXe siècle, l’ère de la femme répare cette erreur, son mystère ouvre sur le sang une période rouge dans l’oeuvre de Dieu.
Les femmes japonaises, si elles sont là, n’ont pas prit la mesure de tout ceci. Le pinceau ne dessine pas encore le sang qui va réduire les hommes à les envier de l’intérieur.
J’ai une prophétie pour finir : « Tout Le Monde sera Femme d’un instant, la lune dominera le soleil, la nuit d’étoile est la vérité du ciel, l’homme n’a pas la force de survivre à cette nuit qui est friande de ses couilles :
Les japonais seront les derniers hommes
Le sperme va disparaître
Les derniers hommes ne disparaîtront pas. »
MALE GAZE
[…]
Gaze 5.
Le perv.
Tes yeux bioware de race à couille
Vident le porte-bourse de ta mal-soif
En musique montante à pas de peur
Un soir de maison qu'elle est seule
Elle a son courage et le couteau du crime
Dans ton nazibid qui marche au pas
L'eugenisme donne des filles asH.becq
Sirop [de.] sa vie au coin de ses lèvres de vampire [.]cla
[…]
Gaze 8.
Pin-up d'un rəgard perdu /
Relicque sauvée sans honte du moi qui vit
Avec tes yeux barbie casse - chauvelang
Comme un dernier païen du pseudo d'nys
Dernier au temple où Vénus a Vəlue joui
Comme j'aime style voir leBocc moine
Je s.ais .mer un mensonge de belle américaine
Quienvente le sourire des body à guêtres
Naissance petit rose des immigrations scandinaves
Lar. croft .à cul de squat faffe
D'une salle de mecs Tyblessent à musckultur
"Sauver les images" sauf l'elle .à voir . cryocils bleus
Qui fait la roue pour le nain paon nez-de-gland
La vague gü punk c'lotte fente à mieux pisser en scène
Surl' public voyeur t(out) aveuglé d'pluie d'or
La nature t'a dôt.et tu que nos yeux ouverts
Ils soient le clos des lèvres qui ne connaissent plus ?
Le d.oigt tendu dr.t qui fait chut.et près des narines
Sent où il a fourré comme un butin de contraste à la beauté.
LA FOLIE LOMÉ
Le désespoir des singes dans la feuillée d’araucaria où le soleil est un bonnet d’épines qui dit tout du rien qui recouvre le monde de sa feuille d’or, là, mais ailleurs, à …, d’abord la poésie de la chapelle au milieu de l’immonde des maisons de sommeil, cela en grand chambellan de l’être tel modeste maître de musique dans sa cabane de solitude. J’aborde en hommage.
La petite bâtisse : un poème du faux blanc grec de couleurs trompées où le bleu persiste. La tâche du ciel cette fois, le soleil n’ayant grâce qu’aux vitraux. Et de poésie si je m’en tiens au territoire de l’être, j’implore en Genet celui qui fait monter des sexes là où nous oublions de mot la vulve de la pierre au sein de laquelle nous vibrons, j’implore, module, pour ce fait tel chant :
1. Ton chapeau de tulle gras brille quand les os du soleil fondent sur les autels de l’homme. Laisse mon sexe reposer dans sa cosse de cap vert, il a besoin du son de buvard de filles qui sucent dans la nuit, et qui s’étirent comme telle viande de prépuce prête à couper.
À quoi répond la folie Lomé, un tiers poème de contrefait, un autre monde de tout peint, un rien que peint, mais un tout dit.
1. Brisées sur la route de la soie
Tresse qu’un accompli le tout très plat
Qui s’enprofonde au heurt du bris
D’un peu de paille une fois colorée
Le repos de qui cassé mord le tube d’installé
Pied joint sur le tressé de bon roseau
Mais vertical en fenestron et pour l’œil
J’aime voir le paravent de loin pour lui
Quand une ombre dépasse au seuil
Et nue la fille fille ses soies qu’elle couvre
Le tissé où noue le désire contenu
De faire la lumière sur tout, plus loin encor
Si ce n’est qu’un rêve d’orient la branle
S’efface pour le seul décor où le silence
Point à plat sur rien dès qu’un mur.
[…]
Nioque de la Pieuvre
Je me souviens tout ce giron enflé de Douvres
Telle sève hier chue au bout d’un gland de feutre
Il fallait dans le crâne ce corps Ponge
Céphalopode nourri de mer et d'anthropomorphite
Krakène très vieux au lavis de mare et d’Odilon
Pour y rêver des proies faisandées de patience
Par temps d'anis, les roses hypermodernes poussent de sa poitrine comme des champignons d'artillerie prêts à bader de sa bouche prosimétrique, et la logique des langues est de défaite ; justice soit rendue aux oralaisons plutôt notre effort. Nous les justes, qu’une heure de lyrisme condamne aux yeux du regard oblique de ce temps de vitesse et de jubilation. La lyre — E unibus pluram —, la lyre n’est qu’un dialecte de plus au bord du long Python transcontinental de la francophonie, où le Iatmul de Chamoiseau et le Wewak bleu de Mabanckou frottent l’igname chauve d’un arrière-pays de langue morte aux frontières de Tartares et de Balcon-en-forêt. Or donc la pieuvre, totem opportun de mille étages peints, comme autant de clitoris peints desquelles s’enfante de nos glorieux ancêtres tel poème de fête polychrome.
Plut aux muses que je dissèque l'arthrose des vieux styles... j'endure d'un sein le pois de lit du conte ; qu'il me soutienne où fuit le son au fil de ce qui se compose, on dit, et c'est en Athénée, le songe de Déiphobe l'ose, en sorte que je brume sur ta porte le cadre où tient une manière de glose, et la beauté obscure qui l'en pénètre.
La pieuvre hilaire la plie en maintes
Où je devine un cil de celle que je blasonne
Telle je dois y voir sa vulve au teint de glaise
Et j'y goûte s'il est frais un met d'amphitrite
Si sur ses bords rose palpite tout entier
Le sceau du poisson mou où l'univers fuite
Sirop ce peu de chose je l'entends s’offrir
Un sort que ne peuvent même les couches
Où se frite un Escher de l'aube aux doigts
Maintes tel le pli fait con de la pieuvre.
Amphitryon 38
Nioque, si tu tiens de tout lecteur bien fermement ta langue tour à tour française, et de là au gauchissement du poème construit un sens propre qui est reflet de choses, un prétexte alors le fil par lequel dans la résonnance se tisse, et qu'importe le Vrai, notre gnose, car tu sens bien que rien ne s’achève qui ne se tient.
full phantom five thy lover lies
Eight pussy rings in a rolled box
Abyss’ sea bloods melt in dark
Here comes the dancing bark
Whose nose bright baits a Charon's cross
Nightmare folds one love from thine lark
Il pleut toujours sur le cambrien de nos Heures
N'engendre belles que pierres à flot d'usure
H.P Lovecraft l'arroge lui le sort d’un sauve abîme
Au noir de vie qu’Y science l'onde
D'un dessin d’enduit au ru d'ammoniaque
Ce goût dense d'aimer le néant
Aux laideurs grenat d'agonies et de chrysanthèmes
Aux forces lubriques de laine pourpre et de stérilité
Nul Léviathan ni bestiaire ni même de Jackson
Le poème où la mère morte à face de cervelle
Ne peut remplacer les baisers de Scylla à Sotêr
Le soir où il veut être après toute paix en colère
Qu'il déguste toujours cuite la chair gnossienne, chair de poulpe, pulpe de connaissance, algue-science, comme au mort très bon la piété des pairs veut au festin de sa langue tomber malade de logorrhée, peut-être siffler le singe au crépuscule. N'aie cure de mâcher, si tu penses des vertus de même le neutre qu'il en advient comme au banquet de P.Pan.
Drame de l’écriture, tu nous as tant dicté ton âme de peintre. Scène de la langue où ton lard de bordurie chuinte-t-il ? Fécondité sans référence, enclos serti d’yeux minimales, étouffement des blancs, qu’avons-nous appris de ces anabases de l’écriture, et toi-là qui lis, vois, sens-tu encore le souffre du papier qui libère un monde sans moi où babillent des virtualités qui te délivrent à chaque mot ajouté un petit théâtre vacant ? … tous les maîtres meurent, et nous serons bientôt seuls avec nos semblables dans l’avenir… ah le talent, le talent, nous n’avons plus que cela à la bouche, est-il donc possible que cette langue n’enfante plus d’images ? Dernières splendeurs crépusculaires très certainement violettes et miel, je vivrais dès lors en langue morte bien que j’espère en la vocation et la pulsion.